Retour

Un consultant recommande à Rio Tinto de reprendre les consultations citoyennes sur le projet Vaudreuil

Le président des consultations publiques sur le projet d'agrandissement du site de boues rouges près de l'usine Vaudreuil pense que Rio Tinto devrait s'assurer d'avoir une plus grande acceptabilité sociale avant d'aller de l'avant avec son projet.

André Delisle constate que l’idée d'augmenter la capacité d’entreposage de bauxite suscite peu d'opposition, mais qu’il en est tout autre pour le choix du nouvel emplacement.

Rio Tinto projette de développer un nouveau site dans le boisé Panoramique, près d’un quartier résidentiel de l’arrondissement de Chicoutimi pour prolonger la durée de vie de l’usine Vaudreuil, au-delà de 2022.

Lors des consultations publiques qui se sont tenues cet automne, des résidents qui habitent à proximité ont vivement manifesté leur opposition au projet.

Le Comité de citoyens pour un Vaudreuil durable se bat depuis des mois contre la multinationale pour défendre les droits des résidents face à l’activité industrielle.

Au terme des consultations publiques, M. Delisle conclut que l’emplacement choisi n’a pas la cote auprès de la population.

Pour faire face à l’opposition insistante à cette phase du projet, Rio Tinto devrait recourir à une démarche axée sur la conciliation des positions des parties concernées et sur l’amélioration du potentiel d’acceptabilité sociale du projet.

André Delisle, président des consultations publiques sur le projet Vaudreuil

Il invite donc à la compagnie de refaire ses devoirs et à examiner de nouveau les emplacements possibles en tenant compte du développement durable et de l’acceptabilité sociale.

La présidente du Comité des citoyens, Lana Pedneault, se réjouit de ces conclusions.

« L’erreur du promoteur a été de faire le pari qu’ici au Saguenay il est encore possible de minimiser les impacts sociaux et environnementaux avec le chantage d’une catastrophe économique », répond Mme Pedneault.

Zone tampon

Au cours des consultations publiques, les citoyens ont soulevé des inquiétudes sur l’efficacité d’une zone tampon entre le site d’entreposage proposé et les résidences.

Après les avoir entendus, le président André Delisle conclut qu’ils ont raison de s’inquiéter.

« La notion de zone tampon reste floue, Aucune carte n’est présentée et aucune définition précise de la zone n’est proposée dans la documentation disponible », écrit-il dans son rapport final.

À son avis, Rio Tinto devrait également scinder le projet en deux pour mieux différencier sa proposition d’augmenter la capacité du site d’entreposage et celle de l’emplacement choisi.

Réaction de Rio Tinto à venir

Rio Tinto a indiqué qu'elle ferait connaître, vendredi, sa réaction à la suite du rapport.

Plus d'articles

Commentaires