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Un correct-o-thon comme moyen de pression au Cégep de Jonquière

Une quarantaine d'enseignants se sont rassemblés devant les bureaux administratifs du Cégep de Jonquière, mardi midi, pour corriger les travaux de leurs étudiants.

La manifestation intitulée « correct-o-thon » visait à dénoncer une des nouvelles offres patronales qui les obligeraient à effectuer tout le travail de correction à l'intérieur du cégep, afin de pouvoir comptabiliser les heures réelles de travail.

La présidente du syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière, Julie Gauthier, déplore que plusieurs propositions patronales visent à réduire l'autonomie professionnelle des enseignants. « On parle de forcer un prof à faire 100 % des tâches qui lui sont dévolues dans les locaux du collège, souligne-t-elle. C'est vraiment ne pas comprendre la job d'un prof parce qu'on est payé 32 heures et demi par semaine, on en fait à peu près 40 et ce qu'on fait en surplus, on le fait le soir, la fin de semaine et tout. Demander à un prof de « puncher », c'est aberrant. »

Les enseignants syndiqués à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) dénoncent également la lenteur des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Ils doivent d'ailleurs se prononcer sur un mandat de grève, jeudi.

Réaction de la direction

La directrice des études du Cégep de Jonquière, Jasmine Gauthier, souhaite elle aussi que les négociations, qui durent depuis huit mois, progressent plus rapidement.

« Je sais que les enseignants travaillent très fort, j'ai été enseignante moi-même et tout le monde travaille très fort, dit-elle. C'est normal qu'ils fassent part de leurs revendications. On comprend leur point de vue, mais on a aussi de notre part à nous certaines contraintes. Ce qu'on souhaite c'est que chacune des parties y trouvent leur compte. »

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