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Un émondeur de Saguenay touché par la maladie de Lyme

La tique porteuse de la maladie de Lyme est de plus en plus présente au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Maxime Lamontagne de Saguenay l'a appris à ses dépens l'automne dernier alors qu'il a contracté la maladie après avoir été piqué au travail. Il serait présentement le seul cas qui proviendrait de la région.

Maxime Lamontagne affirme qu'il émondait des arbres dans le cadre de son travail lorsqu'il s'est fait piquer par une tique à pattes noires. Ce n'est que deux semaines plus tard que l'homme de 27 ans a découvert le parasite incrusté dans son dos. Une fois la tique enlevée, les symptômes sont apparus et le diagnostic est tombé.

« La tique était porteuse de la maladie de Lyme, je l'ai enlevé et c'est là que les symptômes ont commencé à apparaître. C'est devenu de pire en pire. Au début, c'était un petit rond comme ça et à toutes les heures, ça grossissait. J'ai été un mois plus d'énergie, les symptômes d'une grosse grippe, sauf que c'est les palpitations au coeur que là ça fait peur », explique Maxime Lamontagne.

L'émondeur a toutefois été chanceux : il a pris des antibiotiques à temps. Aujourd'hui, il est complètement guéri.

Si elle tarde à être traitée, la maladie de Lyme peut notamment causer d'importants problèmes neurologiques et de la fatigue extrême.

La CNESST refuse de reconnaître la maladie de Maxime Lamontagne

Cette situation lui nuit puisque la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ne veut pas reconnaître sa maladie qui l'a privé d'un mois de salaire.

« Vu que je suis le seul cas, ils l'ont refusé ça n'a pas été long. Je n'ai pas fait d'arbre les fins de semaine, je ne suis pas allé dans le bois. C'est sûr que je l'ai pogné à l'ouvrage surtout dans le métier de j'ai. Si la CSST refuse tout ça bien les prochains qui vont la pogner et qui travaillent dans le même domaine que moi, mais là eux autres vont avoir des problèmes. Il faudrait faire de quoi par rapport à ça », estime Maxime Lamontagne.

Maxime Lamontage va contester la décision rendue par la CNESST.

L'émondeur espère maintenant que son témoignage sensibilisera d'autres personnes de la région qui pourrait être victimes de la tique.

D'après le reportage de Jessica Blackburn

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