Un festival des camionneurs, c'est l'occasion de montrer ces impressionnantes machines qui sillonnent les routes, mais également de souligner un problème criant : le manque de conducteurs.

Cette situation n’a peut-être pas pris le dessus sur les discussions portant sur la mécanique et les moteurs à l’occasion du premier Festival des camionneurs de Saguenay, mais elle a pris beaucoup de place lors de cette journée.

« On a une pénurie de main-d’œuvre », soutient Nicolas Simard, porte-parole du festival et propriétaire d’une flotte de camions. « Pas juste des camionneurs, mais des mécaniciens, des soudeurs et un paquet de gens qui travaillent dans l’industrie. C’est un problème criant au Québec », ajoute-t-il.

Il y a des milliers de postes à pourvoir, selon les porte-parole de l’industrie, et l’attrait de ces rutilantes mécaniques n’est plus suffisant pour séduire les candidats et les candidates. Les raisons sont multiples : les heures de travail, l’éloignement du foyer pour de longues périodes, mais aussi les réglementations de plus en plus contraignantes.

« Cherchez un quart de métier [où], en arrivant le matin, vous allez vous asseoir pour travailler, et ça peut vous coûter un 1000 $ d’amende en partant », déplore Joey Gagnon, qui forme lui-même des camionneurs.

L’événement de samedi cherchait donc à motiver les candidats et les candidates. On verra sans doute dans les mois à venir si l’objectif a été atteint.

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