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Un paysage politique qui change la donne au Saguenay et au Lac-Saint-Jean 

La nouvelle carte politique qui prévaut dans la région depuis l'élection de lundi suscite des réactions différentes au Saguenay et au Lac-Saint-Jean.

L'élection du député libéral de Chicoutimi-Le Fjord Denis Lemieux réjouit le maire de Saguenay, Jean Tremblay, qui croit que sa ville bénéficiera d'un député qui fera partie du gouvernement au pouvoir à Ottawa. Il souhaite que M. Lemieux devienne un atout important pour le développement de Saguenay.

Le maire Tremblay connaît peu la nouvelle députée de Jonquière, Karine Trudel, mais a bien l'intention de découvrir ses compétences dans ses nouvelles fonctions. M. Tremblay affirme que d'avoir un député au pouvoir et un autre dans l'opposition n'est pas nécessairement une mauvaise chose.

Le Lac-Saint-Jean dans l'opposition

Habitués à discuter avec un député au gouvernement depuis 2007, les élus du Lac-Saint-Jean doivent maintenant composer avec un représentant dans l'opposition après la réélection du conservateur Denis Lebel pour un quatrième mandat.

Le maire d'Alma, Marc Asselin, affirme que la région du Lac-Saint-Jean devra changer sa stratégie de revendication à Ottawa puisque Denis Lebel n'aura pas le même pouvoir.

Le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, et le maire de Roberval Guy Larouche sont également déçus que leur circonscription se retrouve dans l'opposition.

« On sait qu'on a un candidat libéral qui a été élu à Chicoutimi-Le Fjord alors au pire, on va passer par d'autres courroies de transmission, souligne M. Boivin. Mais il va falloir que nos dossiers cheminent dans cet appareil-là et on va naturellement se servir de notre député qui est déjà là Denis Lebel. »

Espoir à Mashteuiatsh

Le chef de la communauté autochtone de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique, accueille favorablement l'élection du nouveau gouvernement du Parti libéral à Ottawa.
Il rappelle que les Innus du Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord ont signé l'entente de principe sur la reconnaissance de leurs droits ancestraux et territoriaux avec un gouvernement libéral, en 2004.

Gilbert Dominique espère que l'élection relancera le processus de négociation dans le cadre de l'Approche commune avec Québec et Ottawa afin de conclure un traité.

« Nous sommes à préparer notre argumentaire pour informer l'actuel premier ministre sur ce dossier qui est hautement prioritaire, souligne le chef de Mashteuiatsh. On entend l'interpeller dans les plus brefs délais. »

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