Pour montrer que la recherche amène à réfléchir autrement, l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) promet que la plantation d'arbres compensera les émissions de gaz à effet de serre attribuables à la tenue du 86e congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS), qui s'ouvre aujourd'hui.

Un texte de Catherine Paradis

Il s’agira du premier congrès scientifique à s’afficher entièrement carboneutre à l’ACFAS.

Au total, 3000 congressistes d’une trentaine de pays sont attendus à Saguenay pour participer aux 128 colloques et activités grand public qui sont présentés jusqu’à vendredi.

Dès l’inscription, tous les participants au congrès ont dû fournir les détails de leurs déplacements. Les données colligées à la fin de l’événement permettront à la chaire en écoconseil de l’UQAC d’évaluer combien d’arbres il faudra pour neutraliser l’empreinte carbone du congrès.

Le directeur, Claude Villeneuve, prévoit qu'il faudra jusqu'à 3700 arbres pour y arriver.

« Nous avons planté [des arbres] dans des zones dénudées qui servent déjà à la recherche dans le nord du Québec. En plus de contribuer à sauver la planète, ça sert à la recherche », explique la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard.

Après avoir été l’instigatrice des congrès zéro-déchets en 2005, l’UQAC pourrait maintenant lancer le virage carboneutre dans les rassemblements annuels de l’ACFAS.

« Les autres institutions québécoises qui vont accueillir le congrès vont être mises au défi par la réussite de l’UQAC », se réjouit la présidente de l’ACFAS, Lyne Sauvageau.

95 ans de science

Depuis près de 100 ans, l’Association francophone pour le savoir se donne comme mission de promouvoir la science, la relève scientifique ainsi que les retombées des travaux de recherche.

L’ACFAS s’est toujours donné comme objectif de tenir son congrès en alternance entre les grands centres et les régions du Québec.

La rectrice de l’UQAC pense que les congrès en région sont reconnus comme étant plus chaleureux et plus intimes.

« La recherche, ça a beau être théorique, ça passe d’abord par les relations. Lors d’un congrès en région, les gens sont plutôt captifs et les chercheurs passent des soirées ensemble, alors ça crée des liens d’amitié », raconte Nicole Bouchard.

Elle ajoute qu’il y a ainsi des retombées importantes longtemps après le congrès pour un établissement comme l’UQAC.

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