Annie Michaud avait 33 ans lorsqu'elle s'est effondrée au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, où elle travaillait. Après avoir été victime d'une phlébite, d'une embolie pulmonaire et de trois arrêts cardiaques, l'infirmière originaire de Dolbeau-Mistassini a perdu l'usage de la parole et de ses membres.

Un texte de Mélissa Paradis

Malgré les pronostics, ses proches sont convaincus qu'elle peut récupérer. Ils fondent aujourd'hui leurs espoirs dans un vélo stationnaire qu'ils espèrent acquérir grâce à la générosité du public.

Après des mois d'hospitalisation à Montréal, ses proches l'ont rapatriée dans sa ville natale. Ses parents l'accompagnent depuis ce jour fatidique qui a bouleversé leur vie.

« Depuis le début qu'on est toujours auprès d'elle. Elle en bénéficie parce que si on n'était pas à côté d'elle, je ne suis pas sûr qu'elle serait rendue où elle est rendue aujourd'hui », raconte son père, Serge Michaud, avec beaucoup d'émotion.

Annie Michaud ne parle et ne marche plus en raison d'une anoxie cérébrale, un manque d'oxygène au cerveau. Pour ses parents, il est clair que si elle bouge un peu plus aujourd'hui, c'est grâce à ce vélo dont elle profitait à l'Hôpital général juif de Montréal.

Natali Mahdavian, la physiothérapeute qui l'a accompagnée pendant son séjour, croit que l'appareil aide tous les patients.

Depuis qu'Annie Michaud a été transférée à l'hôpital de Dolbeau-Mistassini, elle a dû faire un trait sur cet appareil, l'établissement de santé ne le possédant pas. Sa famille a donc lancé une campagne de financement sur Internet. Près de 4 000 $ ont été amassés grâce à l'aide de proches et d'amis. La famille espère que d'autres personnes emboîteront le pas pour permettre l'acquisition de cette machine de 17 000 $.

« On va rapatrier la machine ici. Cette machine-là, ce n'est pas la machine à Annie Michaud. C'est sûr et certain que la machine va bénéficier à d'autres personnes », explique son frère, Stéphane Michaud.

En quête d'autonomie

Même si Annie a été déclarée invalide, ses proches sont persuadés qu'elle peut faire des progrès et retrouver une partie de son autonomie.

« Elle le sait, quand elle voit arriver le vélo, qu'elle va s'installer et qu'elle va commencer, qu'elle va pédaler. Elle le fait avec coeur parce qu'elle aime ça et en même temps, c'est son entraînement », explique Jeannine Minier, la mère d'Annie Michaud.

« Annie travaillait à Sainte-Justine. Elle aimait les enfants. Elle en a deux. C'est sûr et certain qu'elle aimerait ça s'occuper de ses enfants », conclut Serge Michaud.

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