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Une centaine de postes sont menacés à l’usine Grande-Baie de Rio Tinto

La multinationale Rio Tinto prévoit supprimer 103 postes à son usine Grande-Baie, à Saguenay, d'ici trois ans.

Les dirigeants de l'usine ont présenté aux employés un plan de réduction des dépenses de 12,6 millions de dollars.

Environ 200 travailleurs ont participé à la rencontre, mardi soir.

« C’est sûr que l’ambiance, c’est embêtant… Je ne sais pas trop quoi dire », a confié un employé à l’entrée de l’usine, mercredi matin.

Il y a de l’inquiétude, il faut vivre avec. Il va falloir que les gouvernements mettent leurs culottes à un moment donné.

Employé de l'usine Grande-Baie

Les coupures pourraient se traduire en principe par l'abolition de postes, dont plusieurs par des départs à la retraite.

Lors du démarrage, l'usine Grande-Baie comptait 720 employés. Avec les plus récentes annonces, le nombre de travailleurs pourrait passer sous la barre des 300.

Le Syndicat des Métallos d'Alma interpellé par des travailleurs

La multinationale demande aux employés de réduire d'environ 8 millions de dollars leurs conditions de travail, comme leurs primes de rendements et leurs avantages sociaux.

La situation en inquiète plusieurs parce que les travailleurs ne sont pas syndiqués. Des employés ont d'ailleurs contacté le Syndicat des Métallos de l'aluminerie d'Alma.

« Il est venu,le temps, pour les travailleurs, de se lever debout, mais c’est une question de volonté. On n’ira pas leur vendre. On n’a pas de bicycles à vendre, nous autres. Il va falloir que l’initiative vienne d’eux, de dire : "On va se faire respecter et on va limiter ça." Parce que, là, ce n’est qu’une première coupure. On les connaît. On sait qu’il y en aura une deuxième, troisième, quatrième », a affirmé le président du syndicat, Alexandre Fréchette.

Le maire de Saguenay en colère

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a eu des mots durs à l'endroit de Rio Tinto à la suite de cette nouvelle.

« RTA, c'est juste des mauvaises nouvelles. Ils ont toujours une bonne raison pour dire que ça va mal, mais ils n'ont jamais fait autant de profits. Ça fait 20 ans qu'ils font jouer la même cassette. Ça ne me surprend pas du tout. Rio Tinto, je commence à en avoir mon voyage », a-t-il lancé en entrevue à Café, boulot, Dodo.

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, réclame quant à lui l'intervention du gouvernement provincial.

« Le gouvernement du Québec doit se réveiller là. Les principaux projets d’investissement privés sont prévus par Rio Tinto, mais là, on reporte ça dans le temps constamment. À un moment donné, ça n’a juste plus de bon sens », a dit le député du Parti québécois en réaction à l'annonce.

Réaction du gouvernement

Un porte-parole du premier ministre du Québec a affirmé que Rio Tinto devra s'expliquer. Le gouvernement veut soutenir les projets de l'entreprise, mais il veut des réponses sur ces coupures.

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, comprend quant à lui que certaines personnes soient en colère.

Il exige des investissements de Rio Tinto. En entrevue à l'Heure de pointe, il a dit que, selon lui, la multinationale aurait pu agir autrement.

Avec les informations de Véronique Dubé et Denis Lapierre

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