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Une enseignante d’Alma meurt subitement devant ses élèves

Une enseignante de l'École secondaire Camille-Lavoie, à Alma, est morte subitement mercredi avant-midi alors qu'elle donnait un cours.

Suzie Tremblay, une femme d’une quarantaine d’années, s’est effondrée au sol devant ses élèves de 5e secondaire. Elle aurait subi une rupture d’anévrisme.

Un membre du personnel qui passait devant la classe est intervenu, de même qu’un pompier qui se trouvait déjà dans l’école.

Tous deux ont prodigué les soins d’urgence en attendant les techniciens ambulanciers, qui sont arrivés dans les minutes qui ont suivi.

La directrice adjointe de la commission scolaire, Christine Flaherty, a expliqué vendredi à l’émission Y’a des matins, à ICI Première, que la direction a demandé à tous les élèves de rester dans leur classe durant l’intervention des ambulanciers, jusqu’à ce que ceux-ci sortent l’enseignante sur la civière pour l’amener à l’hôpital.

Soutien psychosocial

Pendant que les ambulanciers étaient sur place, les jeunes qui suivaient le cours de Mme Tremblay ont été conduits dans une autre classe et pris en charge par des ressources psychosociales, de même que tous ses autres élèves.

« Dès les premières heures, il y a des intervenants psychosociaux qui ont fait une intervention avec le groupe d’élèves et aussi avec le groupe tuteur de Mme Tremblay. Ensuite, on a dépêché des membres de notre équipe psychosociale dans l’école pour tous les élèves et aussi aux membres du personnel, parce que tout le monde est en choc dans l’école. C’est un événement traumatisant pour tout le monde », a souligné Christine Flaherty.

Le décès de l’enseignante a été constaté à l’hôpital d’Alma. Les autorités scolaires en ont reçu la confirmation jeudi matin.

Avant d’enseigner à l’école Camille-Lavoie, Suzie Tremblay avait été professeure à l’école Curé-Hébert d’Hébertville.

Qu’est-ce qu’un anévrisme?

« Un anévrisme, c’est une dilatation anormale que l’on retrouve normalement au niveau d’une artère et qui malheureusement un jour peut éclater », a expliqué le Dr Bruno Lamothe, en entrevue à l’émission Style libre.

Selon lui, il est presque impossible de prévenir une rupture d’anévrisme comme a subi l’enseignante d’Alma, puisqu’il n’y a pas de signes avant-coureurs. « Habituellement, un anévrisme ne donnera pas de symptômes jusqu’au moment fatidique. Des fois, si on est chanceux, il peut y avoir un minuscule saignement lors d’un effort physique. On va souvent les découvrir par hasard, parce qu’on faisait un scanner pour d’autres raisons », ajoute le Dr Bruno Lamothe.

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