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Une ex-policière de la SQ raconte sa descente aux enfers

L'ex-agente d'infiltration Marie-Pierre Tremblay, reconnue coupable de plusieurs accusations, a expliqué au juge comment elle en était venue à consommer de la drogue après une pénible mission de paix en Haïti.

Elle a été arrêtée en juin 2013 pour possession et trafic de drogue, abus de confiance et entrave à la justice.

L'agente spécialisée en filature pour la Sûreté du Québec avait consulté son ordinateur de travail pour vérifier le dossier d'un trafiquant de drogue avec qui elle avait une liaison.

Les avocats débattent depuis lundi de la peine que l'ex-policière, qui a plaidé coupable aux accusations, devrait purger.

Un retour d’Haïti difficile

Témoignant de son parcours, Marie-Pierre Tremblay affirme avoir perdu ses repères après son retour d'Haïti.

« J'ai vu plus de cadavres en 5 mois que dans toute ma carrière de policière », a dit la femme de 38 ans qui est revenue au pays en mai 2008.

C’est à cette période que la policière originaire d’Alma s’est liée d'amitié avec de nouveaux amis qui lui font découvrir les drogues de synthèse. Elle continuait alors à travailler, « jamais en état de consommation » précise-t-elle, avant de se libérer de sa dépendance par elle-même.

Après avoir réussi avec succès les examens pour devenir sergente, elle hérite de nouvelles responsabilités.

Elle attribue sa rechute à un « mauvais concours de circonstances » alors qu'elle fait la connaissance de Keven Harvey-Maltais.

Ce trafiquant a depuis été condamné à 42 mois d'emprisonnement pour avoir aussi bénéficié des confidences de la policière.

Lourdes conséquences

Jeudi, l'ancien patron de la policière a expliqué comment son équipe s'était sentie après la découverte de la double vie de la policière.

« Il y a eu un sentiment d'insécurité et d'inconfort », a témoigné le haut gradé de la SQ dont l'identité fait l'objet d'une ordonnance de non-publication.

Il explique que lui et les collègues de travail de Mme Tremblay se sont sentis trahis, en plus de vivre dans l'insécurité.

Le corps de police a dû faire une analyse des risques puisque l'ex-agente connaissait le local des agents de filature et les véhicules employés. Au moins deux enquêtes policières ont dû être abandonnées en raison des risques.

Les avocats de la défense et de la poursuite vont présenter au juge leurs recommandations sur la peine qui devrait être imposée à Marie-Pierre Tremblay mardi prochain.

Le juge Alain Morand a déjà annoncé qu'il rendra sa décision le 31 mars.

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