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Une pétition pour modifier la loi sur le courtage immobilier

Une citoyenne de la région qui soutient avoir été lésée par un courtier immobilier et un inspecteur en bâtiment a initié une pétition pour que la loi québécoise sur le courtage immobilier soit rapidement modifiée.

Elle veut aussi voir disparaître l'organisme qui assure la protection du public dans ce domaine parce qu'il ne répond pas à son mandat selon elle.

L’histoire de Karine Tremblay

La vie de Karine Tremblay a basculé en 2012, lorsqu'elle a acheté une maison dans la municipalité de Saint-Honoré. Deux ans plus tard, la moisissure commençait à apparaître au sous-sol. Ses enfants et elle sont tombés malades et toute la famille a dû déménager.

D'après Mme Tremblay, le courtier immobilier qui lui a vendu la maison et l'inspecteur en bâtiment qu'il lui avait suggéré, lui ont caché des informations.

« Quand j'ai visité, deux jours avant, les murs venaient juste d'être fermés. Avant ça, ils étaient ouverts et le courtier m'avait assuré qu'il n'y avait aucun défaut en arrière des murs. Il avait tout vu », indique-t-elle.

Elle a entamé des procédures auprès de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) chargé de protéger et d'assister le public en matière de courtage immobilier.

D'après Karine Tremblay, sa plainte n'a pas été traitée justement.

Pétition

L'acheteuse a donc initié une pétition pour demander l'abolition de l'OACIQ et la modification de la loi entourant la pratique. Une soixantaine de personnes l'ont signée jusqu'à présent.

On pense qu'on est protégé quand on fait affaires avec un courtier, mais on ne l'est pas tant que ça.

Karine Tremblay, initiatrice de la pétition

De son côté, l'OACIQ assure que chacune des 1700 plaintes reçues annuellement est traitée avec sérieux.

« On comprend très bien une situation qui a pu être vécue par un consommateur puis c'est très désolant, mais je vous réitère notre mission. Notre mission est d'encadrer le courtage immobilier et de protéger le consommateur, protéger le public », mentionne la vice-présidente exécutive aux affaires corporatives à l’OACIQ, Claudie Tremblay.

Par ailleurs, le ministère des Finances entend modifier la loi sur le courtage immobilier au cours de la session parlementaire qui est en cours.

L'amendement prévoit notamment que 50 % des membres du conseil d'administration de l'OACIQ soient nommés par le ministre des Finances. Les courtiers devront obligatoirement utiliser des formulaires et des contrats fournis par le ministère des Finances.

D’après le reportage de Méghann Dionne

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