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Unifor s’inquiète à son tour d’une surtaxe américaine sur le métal canadien

Le directeur québécois d'Unifor croit que le Canada devrait arrêter de négocier une nouvelle entente de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Renaud Gagné s’explique mal comment les négociateurs du gouvernement peuvent continuer leur travail alors que les États-Unis imposent différentes mesures économiques au Canada. Il cite en exemple la taxe sur le bois d’œuvre et celle que songe à imposer le président Donald Trump sur l’aluminium et l’acier.

« Un moment donné, à moins de rester et de capituler, un moment donné il faut que tu prouves des actions. Une action, c’est de se retirer de la table. Et là, après ça, c’est de mettre des préalables et après ça, dire "bon, on va retourner négocier parce que là, actuellement, c’est unilatéral" », renchérit-il.

Surtaxe sur l’aluminium

La surtaxe de 10 % sur l’aluminium en inquiète plusieurs dans la région. Renaud Gagné se questionne aussi sur le sujet.

« Est-ce qu’ils vont trouver un autre moyen déguisé pour nous exclure? Ça reste à voir. Je serais extrêmement surpris qu’on ne soit pas entraîné dans ce processus-là. Peut-être que ça ne va pas nous toucher de façon majeure à court terme, mais combien de temps si on reste pris là-dedans? Les impacts sur les emplois, ça peut être difficile », de dire le directeur québécois d’Unifor.

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