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Unilinguisme à Ottawa : beaucoup d’efforts restent à faire, selon Jean-Pierre Blackburn 

L'ex-député conservateur Jean-Pierre Blackburn croit que les ministres anglophones du gouvernement Trudeau doivent faire l'effort d'apprendre le français.

En entrevue à l'émission Café Boulot Dodo, il réagissait au débat suscité par le fait que la ministre libérale Diane Lebouthillier ne pas parler anglais. Pourtant, le cabinet Trudeau compte 15 unilingues anglophones sur un total de 30 ministres.

Jean-Pierre Blackburn admet que c'est souvent deux poids deux mesures à Ottawa, tout en insistant sur l'importance d'être bilingue.

« Toute votre carrière, surtout si vous êtes un parlementaire, c'est un handicap de ne pas posséder l'anglais, explique l'ex-ministre. C'est un élément important. Mais de là à se faire dire, comme hier, que c'est la voix de la majorité, c'est un peu blessant. C'est choquant d'entendre ça. La voix de la majorité, c'est comme si c'était la voix de la supériorité... c'est blessant. Ça ne devrait pas être dit sous cette forme-là. »

Jean-Pierre Blackburn ne parlait pas du tout anglais lorsqu'il a été nommé ministre à Ottawa. Il a suivi des cours d'immersion payés par le gouvernement fédéral pour améliorer sa langue seconde.

« Il faut être capable de s'élever au-dessus de la mêlée et d'être capable d'accepter cette réalité, mais en même temps, et la ministre Lebouthillier a raison quand elle le mentionne, l'important est de faire des efforts. Et ça, c'est fondamental, de part et d'autre », mentionne-t-il.

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