Retour

Usine de panneaux de Chambord : vent d’optimisme dans la municipalité

Avec l'annonce de l'octroi d'une garantie d'approvisionnement de plus de 400 000 mètres cubes de bois à Norbord, un vent d'optimisme souffle sur Chambord. S'il reste encore plusieurs choses à régler avant qu'une réouverture de l'usine ne soit officielle, tous les espoirs sont permis dans cette municipalité qui a été fortement ébranlée par la fermeture des usines d'Agropur et de Louisiana Pacific.

Les souvenirs se sont bousculés pour plusieurs travailleurs de l'ancienne usine de Louisiana Pacific venus assister à l'annonce du gouvernement du Québec, lundi. Ils rêvent de revenir pour de bon, eux qui n'avaient pas foulé le sol de l'usine de Chambord depuis bientôt neuf ans.

La direction de Norbord doit toutefois faire des investissements et s'entendre avec le syndicat des employés de l'usine avant de parler de réouverture.

« On a des conventions collectives qui viennent à échéance. Cette convention va venir à échéance à la fin de cette année. Norbord, dans leurs intentions, c'est de renégocier cette convention avant le redémarrage et nous aussi. Je pense que la volonté est là des deux parties pour faire une convention qui favorise le redémarrage », explique le président duSyndicat des employés de l'usine de Chambord, Evans Simard.

D’importantes retombées pour la région

Ce redémarrage est attendu puisqu’il pourrait engendrer beaucoup de retombées à Chambord et dans la région.

« Ce matin, je pense que Norbord renaît de ses cendres et tranquillement, on va reprendre le contrôle des différentes situations et différents problèmes qui nous regardent actuellement », a commenté le maire de Chambord, Gérard Savard, enthousiaste.

Selon le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Roberval, les retombées économiques engendrées par la création de 300 emplois en usine et en forêt ne sont pas négligeables.

« 300 emplois ici, comme le disait monsieur Couillard, c'est quasiment 3 000 à Montréal. Donc, c'est des gens qui se remettent à investir, des gens qui retrouvent l'estime d'eux-mêmes parce qu'ils se mettent à travailler », estime le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Roberval, Serge Taillon.

Normalement, 85 % du bois consenti par Québec serait récolté dans la région. Au total, Norbord a besoin de 750 000 mètres cubes de bois pour ses opérations dont le quart serait fourni à même la forêt privée, de quoi réjouir le syndicat des producteurs de bois.

« Une bonne nouvelle parce qu’en plus, c'est bon pour toutes les paroisses de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ça donne de l'ouvrage à tout le monde, à tous les dépanneurs, à toutes les places. Ça va être bon autant pour Petit-Saguenay que Girardville », croit le président du Syndicat des producteurs de bois, Pierre-Maurice Gagnon.

D’après le reportage de Mélissa Paradis

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine