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Violences sexuelles : la ministre Hélène David s’arrête dans la région

Une cinquantaine de personnes ont pris part mardi à une première journée de réflexion sur la violence sexuelle dans les cégeps et les universités du Québec. Cet exercice initié par la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, vise à élaborer une politique pour lutter contre ces violences.

La ministre s’est dite très satisfaite des suggestions qui ont été faites par les gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Hélène David a promis de tenir compte des différences et des particularités régionales et elle a aussi assuré que l'argent serait au rendez-vous pour aller de l’avant.

Nous avons déjà choisi d’investir dans des ressources professionnelles : travailleurs de corridor, travailleurs sociaux, psychologues, psychoéducateurs. On va avoir 100 nouvelles ressources.

Hélène David, ministre de l'Enseignement supérieur

Discussions animées

La gravité du sujet commandait des débats mesurés, mais intenses et c'est ce qui s'est passé mardi au Cégep de Chicoutimi. Des gestionnaires, des représentants étudiants et syndicaux, ainsi que des travailleurs sociaux d'organismes impliqués dans la lutte contre la violence sexuelle ont proposé des façons de venir en aide aux victimes.

Ils ont fait plusieurs suggestions à la ministre Hélène David dont la formation de vigiles, l’instauration de guichet unique pour accueillir les dénonciations et soutenir les victimes ainsi que l’identification de répondants par un logo.

Il a aussi été question de financement et de respect des différences, deux éléments cruciaux dans ce genre d'intervention.

« Ça va être un grand chantier, mais il faut vraiment qu’on le fasse. Si on ne le fait pas, nous, bien on va être absorbés par une structure qu’à la fin on va dire ben ça nous ressemble pas », pense le représentant du Syndicat canadien de la fonction publique, François-Matthieu Drouin.

« Il faut embaucher du monde. Il faut libérer des gens pour qu’ils soient formés, aussi pour qu’ils soient sensibilisés. Alors, on va attendre de voir les montants accordés », indique pour sa part Mario Bacon, le directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Les quatre prochaines journées de réflexion doivent avoir lieu en mars. La ministre Hélène David espère pouvoir soumettre une proposition avant la fin de la présente session parlementaire ou au début de la prochaine.

D’après le reportage de Denis Lapierre

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