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Y a-t-il trop d’enseignants formés pour le nombre de postes disponibles?

Une enseignante en français au secondaire, Karine Ouellet, souhaite que le ministre de l'Éducation, François Blais, impose un contingentement régional sur la formation universitaire en enseignement.

Mme Ouellet est suppléante en français depuis quatre ans et travaillait, en moyenne, une dizaine d'heures par semaine jusqu'à ce que la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay modifie son processus de rappel.

« On se bat pour une petite période de 75 minutes, c'est terrible », affirme Karine Ouellet.

L'employeur a imposé des tests supplémentaires aux différents suppléants, dans le but d'épurer sa banque de remplaçants. La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay compte actuellement trois suppléants pour quatre enseignants permanents.


« Si on pouvait faire travailler tout le monde, ça nous ferait extrêmement plaisir. Mais il reste que lorsqu'on regarde la quantité de personnes à statut précaire par rapport à la quantité de personnes à statut régulier dans l'enseignement, on a un ratio d'à peu près 75 % », reconnait le directeur général de la commission scolaire, Stéphane Côté.

Le nouveau processus de remplacement place Karine Ouellet au 32e rang sur la liste de rappel en français, dans le même bassin que tous les finissants. L'enseignante a perdu tout espoir de travailler dans son domaine et croit que l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) devrait cesser de former des professeurs ou du moins, mieux faire connaître les perspectives d'emplois en région.

La directrice du Bureau des affaires publiques de l'UQAC, Marie-Karlynn Laflamme, précise que l'université accepte toutes les inscriptions en respectant sa capacité d'accueil. Les besoins régionaux des écoles ne sont pas pris en considération.

« Il faut qu'ils se posent la question : est-ce que je veux aussi peut-être aller travailler à l'extérieur de ma région? Est-ce que pour moi, ça me convient de rester sur une liste de rappel pendant un certain temps, donc de travailler sans avoir de poste », souligne Mme Laflamme.

Ouverture du gouvernement

Il y a deux semaines, le ministre de l'Éducation, François Blais, a affirmé qu'il était possible de contingenter certains programmes en allouant des places aux universités sur le territoire. Son attachée de presse a précisé que des rencontres se déroulent en ce moment afin de déterminer quelle serait la meilleure formule pour y parvenir.

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