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Yves Martin a accumulé les comportements imprudents avant l’accident mortel, selon des témoins

La collision, survenue à 20 h 43 le 1er août 2015 dans le rang Saint-Paul dans l’arrondissement de Chicoutimi a coûté la vie à trois membres d’une jeune famille.

Yves Matin fait face à des accusations de conduite avec facultés affaiblies et de conduite dangereuse causant la mort. Son procès a commencé la semaine dernière.

Après avoir entendu des enquêteurs et des policiers, la cour accueille maintenant des témoins citoyens.

J’ai dit à mon mari : "Il est-tu fou lui! Qu’est-ce qu’il fait-là?"

Louise Côté, témoin

Magella Villeneuve et son épouse, Louise Côté, ont expliqué que la camionnette d’Yves Martin les a dépassés à toute allure sur une ligne jaune continue. Ils ont ensuite vu son véhicule stationné devant le bar Saint-Paul.

Dans le témoignage qui a suivi, la serveuse Marie-Ève Bouchard, a par contre précisé qu’Yves Martin n’a rien commandé durant les vingt minutes où il a été au bar. Elle a appris un peu plus tard, par un ami d’Yves Martin, qu’il avait eu un accident.

Premiers répondants

Marie-Philippe Denniss était chez sa tante, dehors au bord du feu quand la collision mortelle est survenue tout près. La jeune femme de 23 ans a entendu le bruit de l’accident et s’est rapidement dirigée vers le véhicule des victimes. Constatant que l’homme et la femme étaient gravement blessés, sans apprence de signes vitaux, elle s’est dirigée vers la camionnette d’Yves Martin.

Il était saôul.

Marie-Philippe Denniss, témoin

Elle a été surprise de constater qu’il pouvait encore bouger, malgré la force de l’impact. Il était agité et blessé et il voulait quitter les lieux de l’accident, a-t-elle raconté.

Madame Denniss affirme avoir essayé de le calmer en attendant les secours. Elle soutient que l’odeur d’alcool dans le véhicule, l’haleine du conducteur et sa démarche lui ont laissé croire qu’Yves Martin était en état d’ébriété.

Questionnée par l’avocat de la défense, elle a par contre admis qu’elle n’a pas la formation nécessaire pour établir une claire différence entre l’état d’ébriété et l’état de choc.

Son témoignage rejoint celui de Christian Pearson, qui a aussi été un des premiers à arriver sur les lieux de l’accident avant les secours.

Selon les dires de l’automobiliste, il a rangé son véhicule sur le côté de la chaussée pour laisser passer la camionnette d’Yves Martin, qui le suivait de très près. Cinq minutes plus tard, il était témoin du drame.

Pause d'une journée

Ces témoins ont conclu la septième journée d’audiences au palais de justice de Chicoutimi. Le jury est libéré jusqu’à jeudi matin, pour permettre à la cour d’entendre des points de droits.

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