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10 choses à savoir sur Yves Bolduc

Dans la foulée du scandale des fouilles à nu, le ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport, Yves Bolduc, responsable de toute cette agitation, a préféré démissionner. Retour en photos sur un homme politique en 10 faits tantôt cocasses, tantôt sérieux.

1. Trois fois élu, mais une fois défait...

Démission d'Yves Bolduc

Natif d'Alma, dans la région du Lac Saint-Jean, Yves Bolduc a goûté à la politique pour la première fois lorsqu'il était étudiant au séminaire de Métabetchouan. Bien plus tard, soit en 2007, il a été candidat libéral dans la circonscription de Lac Saint-Jean aux élections de 2007. Il a mordu la poussière face au candidat péquiste Alexandre Cloutier. Le 25 juin 2008, suite au départ de Philippe Couillard de la vie politique, il a été nommé ministre de la Santé et des Services sociaux par Jean Charest. Lors d'élections complémentaires dans Jean-Talon, le 29 septembre 2008, il est élu. Il remportera cette circonscription deux autres fois.

THE CANADIAN PRESS/Clement Allard

2. Féru d'histoire et de biographies

Yves Bolduc démissionne

Dans la catégorie "culture générale", Yves Bolduc est un féru d'histoire et de biographies, tout comme son ami et désormais ancien chef, le premier ministre Philippe Couillard.

THE CANADIAN PRESS/Clement Allard

3. Un "fan" de Machiavel, Sun Tzu et Cicéron...

Yves Bolduc en conférence de presse sur la grippe H1N1

On le croyait inculte en raison d'une déclaration plus que maladroite sur l'achat de livres par les commissions scolaires en août 2014. Et pourtant, au début de sa carrière politique, il citait Machiavel et Sun Tzu à certains collaborateurs et collègues. Dans une clé mémoire, il gardait des textes et des citations glanées au fil de ses lectures : Cicéron, Horace, von Moltke (militaire prussien) et... Tiger Woods. Merci à L'Actualité pour cette anecdote.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

4. Gérer la santé comme les autos au Japon

Yves Bolduc au Japon

L'Actualité nous apprend qu'au début de sa carrière en politique, Yves Bolduc ne jurait que par un livre : Le système qui va changer le monde, un bouquin rédigé par des experts en gestion du Massachusetts Institute of Technology. Cette étude démontrait comment l'industrie automobile japonaise s'était pavée une voie vers le succès. Bolduc était convaincu que ce système pouvait changer le secteur québécois de la santé.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

5. Yves Bolduc vs Gaétan Barrette

Yves Bolduc et Gaétan Barette

Yves Bolduc et Gaétan Barrette lors de la marche de soutien à Charlie Hebdo, en janvier 2015. Ils ont déjà été des ennemis politiques. Lorsqu'il était ministre de la Santé, Bolduc a connu son premier bras de fer contre Barrette lorsque ce dernier était président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec au sujet du futur méga-Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

« Quand j’ai vu le Dr Barrette déchirer le projet du CHUM en public, je n’ai pas été impressionné. On va le construire, le CHUM, et il le croira quand ce sera terminé. »

Les choses se sont envenimées lorsque M. Barrette a été candidat caquiste... THE CANADIAN PRESS IMAGES/Mario Beauregard

6. Yves Bolduc marche sur son orgueil...

Philippe Couillard et Yves Bolduc

Yves Bolduc a été l’un des premiers députés à appuyer Philippe Couillard lors de la course au leadership du PLQ, en 2012. Beau geste de sa part. Par contre, Couillard lui a demandé par la suite de marcher sur son orgueil en montant sur la même tribune que le docteur Gaétan Barrette lors de la dernière campagne électorale. Les deux hommes étaient très souvent à scalpels tirés dans le passé...

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

7. Yves Bolduc à l'Éducation: des frais de scolarité en hausse...

Yves Bolduc

Lors de la formation du gouvernement Couillard en avril 2014, il est nommé ministre de l'Éducation, alors que le portefeuille de la santé hérite à son nouvel "ami" Gaétan Barrette. Bolduc devient un rouage important du gouvernement Couillard. Or, en juillet de la même année, Bolduc se trouve au coeur d'une première tempête. Et ce n'est pas celle des livres. Il s'agit plutôt d'une déclaration au sujet d'une hausse des frais de scolarité plus élevée que l'inflation. Il fait marche arrière la même journée en raison du tollé.

CANADIAN PRESS

8. Yves Bolduc et les livres: un acte de contrition et une déclaration qui définira les mois à venir...

Yves Bolduc au Carnaval de Québec

Le ministre de l'Éducation du Québec, Yves Bolduc, a rapidement fait acte de contrition, suite à ses propos banalisant la baisse de financement pour l'achat de livres dans les écoles. Il a affirmé qu'il demandera désormais aux commissions scolaires de « rétablir les budgets des bibliothèques » et « qu'on puisse avoir des livres dans les écoles ». Ensuite, il a dit ceci :

« Ça arrive dans la vie d'un politicien qu'à un moment donné, tu connais une maladresse et je le reconnais. Je pense que j'ai pris en compte les critiques. »

La table est mise pour d'autres pelures de bananes?

Canadian Press Images/Robert Wagenhoffer

9. Les changements dans les commissions scolaires: quels changements?

Yves Bolduc

Yves Bolduc s'enlise... Alors qu'il dirige la fusion des commissions scolaires, il déclare ne pas être en mesure de fournir une évaluation précise des économies que doivent rapporter ces changements.

« On est capable de faire une certaine évaluation, mais il faut attendre d'avoir le découpage final et en temps et lieu, on vous donnera toutes les économies que nous serons capables de réaliser tant au niveau de la réorganisation du réseau scolaire qu'au niveau des commissions scolaires. »

The Canadian Press Images/Francis Vachon

10. Vraiment heureux dans l'opposition?

Yves bolduc en conférence de presse

En 2012, alors qu'il était dans l'opposition, Yves Bolduc reprenait la pratique de la médecine à temps partiel. Or, sa fonction de député demeurait, selon lui, sa priorité. Peu après son élection, en 2014, le ministre se retrouve au centre d'une controverse en raison d'une prime de 215 000 $ qu'il avait reçue à titre de médecin omnipraticien pour ces 1500 patients pris à sa charge pendant son séjour dans l'opposition. Il avait abandonné sa clientèle dès le retour au pouvoir du PLQ. Or, il devra rembourser 27 000 $ à la RAMQ.

THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot
 

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