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Trois mois de prison pour avoir attaqué un policier avec ses seins

Des manifestants portent des soutiens-gorge devant le siège de la police de Hong Kong, le 2 août dernier. Les protestataires se sont rassemblés pour soutenir une femme de Hong Kong qui a été condamnée à trois mois et demi de prison pour avoir utilisé son sein pour heurter un policier durant une manifestation.

Les seins, des armes offensives ?

Un juge de Hong Kong vient d'accuser une femme d’avoir attaqué un homme avec un sein et l’a condamnée à trois mois et demi de prison. Yesss sir.

Elle est une employée de 30 ans qui participait en mars dernier à une manifestation contre la hausse des prix à Hong Kong.

Lui est un policier.

Elle a déclaré qu’il avait tâté son sein gauche en essayant de lui prendre son sac pendant la manifestation. Le policier a nié, ils sont allés en cour et le juge a donné raison au policier en déclarant la femme coupable d'avoir utilisé son sein pour heurter le bras du policier et « son identité femelle pour fabriquer l’accusation selon laquelle le policier l’aurait agressée ».

Comme il s'agit là selon lui d'une manoeuvre déloyale qui portait atteinte à la réputation du policier, la manifestante a été condamnée à trois mois et demi de prison.

Une décision absurde et dangereuse

Parce que la décision est absurde et qu’elle crée un précédent dangereux, des douzaines de manifestants portant soutiens-gorge se sont rassemblés devant le siège de la police de Hong Kong, en scandant « Les seins ne sont pas des armes », « Rendez la liberté à notre poitrine ».

Selon les manifestants, la décision du juge rendra plus difficile pour les femmes de prendre part à des manifestations et mènera à d'autres dérapages, comme l'a déclaré aux médias l'un des manifestants :

On est mieux de faire attention, parce qu’un jour un policier peut nous accuser de l’avoir attaqué avec notre pénis ou nos fesses.

La décision est, bien sûr, portée en appel.

 

(Source)

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