Depuis maintenant quelques années, les sociétés québécoises et canadiennes s’ouvrent davantage sur la réalité des personnes transgenres.

Une société qui évolue

Au Québec, s’il n’est plus obligatoire de subir une chirurgie pour obtenir une nouvelle mention de sexe sur l’acte de naissance, plusieurs personnes ont tout de même recours à la procédure médicale. Il arrive qu’une personne naisse avec un sexe qui n’est pas en concordance avec son identité sexuelle, ce qui peut occasionner une profonde souffrance.

Grâce à la médecine moderne, cette personne peut choisir d’avoir recours à la génioplastie.

Il n’existe toutefois qu’une seule clinique au Québec offrant de telles interventions : Le GRS-Montréal.

Les critères pour l'opération médicale du changement de sexe

Avant d’avoir accès à l’opération, les candidats doivent s’assurer de répondre aux standards de soins établis par le WPATH.

Ils doivent notamment :

  • Avoir vécu au moins 12 mois consécutifs en s’identifiant au sexe opposé;
  • Obtenir la  recommandation de deux spécialistes;
  • Établir un suivi avec un psychologue ou sexologue;
  • Être suivi pour une thérapie hormonale. 

La vaginoplastie

Deux chirurgies sont alors à leur disposition. Pour passer d’homme à femme, c’est la vaginoplastie. L’intervention est d’une durée de 2 heures, pendant lesquelles les chirurgiens créent une cavité vaginale en inversant la peau du pénis, un peu comme un gant. De là, la construction du clitoris s’effectue  à  partir des tissus sensibles du gland. 

La phalloplastie

La phalloplastie, elle, s’étale sur environ un an. La première étape, d’une durée de six heures, consiste à prélever de la peau et des vaisseaux sanguins de l’avant-bras du patient afin de construire la verge et l’urètre. La cavité vaginale est fermée, puis la vulve changée en scrotum.

6 mois plus tard, des prothèses testiculaires y sont insérées, puis finalement, au terme de l’année de procédures, le patient retourne sous le bistouri afin de recevoir un implant érectilehydraulique.

Bien que certaines personnes transgenres ne sentent pas le besoin d’avoir recours à une génioplastie, d’autres en trouvent leur vie grandement améliorée.