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Danemark : il tue un bébé lapin en pleine émission radio

Un animateur radio danois a causé tout un émoi en tuant un bébé lapin avec une pompe à bicyclette pendant son émission.

Si ce n’était suffisant, il a ensuite amené le cadavre chez lui et l’a dépecé avant d’en faire un ragoût qu’il a dégusté avec ses enfants de six et huit ans.

Ça se passait au Danemark le week-end dernier, alors que Asger Juhl animait avec un collègue un débat radiophonique sur le bien-être des animaux. Son invitée en studio : une vedette de télé-réalité danoise et militante pour la défense des droits des animaux.

Devant elle et alors qu’ils étaient en ondes, l’animateur de 34 ans a sorti un lapereau d’une boîte de carton, l’a caressé tendrement pendant quelques secondes, puis a saisi une pompe à bicyclette avec laquelle il a frappé trois fois sur le cou de l’animal.

Aujourd’hui, des auditeurs outragés demandent que l’émission soit boycottée et l’animateur accusé de cruauté animale.

Pourtant, Asger Juhl et son confrère, Kristoffer Eriksen, assument complètement leur geste.

Dénoncer la cruauté et l’hypocrisie

(Photo: capture d'écran YouTube)

« Je l’ai frappé fort sur le cou à deux reprises pour que les vertèbres cervicales soient fracturées », a expliqué Juhl à une chaîne de télévision danoise, en ajoutant qu’il avait appris la technique d’un gardien de zoo qui tuait lui-même plusieurs lapereaux chaque semaine pour nourrir des serpents. 

Sur Twitter, Juhl et Eriksen se sont défendus d’avoir fait ça pour le simple plaisir du divertissemen, mais plutôt pour dénoncer la cruauté de l’industrie agroalimentaire et l’hypocrisie qui entoure la défense des droits des animaux.

« Beaucoup de Danois sont frustrés parce que nous avons tué un lapin, mais en même temps, ils mangent de la viande pour souper, a déclaré Juhl. Ils ne tiennent pas compte du fait que tu es censé tuer un animal avant de le manger. Je vous demande : pourquoi ce serait mal de tuer un animal et de le manger ? » 

Tué pour être mangé, comme tant d'animaux

Les deux animateurs le répètent sur tous les fronts : leur action n’était pas une provocation gratuite. L’animal a été tué pour être mangé.

« Les consommateurs ne tuent généralement pas les animaux eux-mêmes, mais ils achètent et mangent des animaux qui ont eu des vies tristes, souligne l’animateur. C’est juste que nous ne le voyons pas et nous ne considérons pas ces animaux comme étant “mignons”, comme ce lapereau ».

Dans un communiqué, les animateurs rappellent que les consommateurs danois acceptent sans rien dire que des fermes entassent 13 poulets par mètre carré (vous visualisez?) ou que 25 000 porcelets meurent tous les jours parce que les truies sont traitées pour accoucher de plus de bébés qu’elles ne peuvent en nourrir. 

« Ces conditions de vie ne provoquent que peu de réactions chez le consommateur. Le bien-être animal ne semble pas s’appliquer à l’industrie agroalimentaire », concluent-ils en précisant que le lapereau a eu une bonne vie avant d’être tué, contrairement à la plupart des animaux qui finissent sur le comptoir du boucher.

Cruauté ou honnêteté?

Le débat est lancé : Juhl devrait-il perdre son emploi et accusé pour cruauté envers les animaux, comme le réclament de nombreux citoyens danois, ou devrait-on le féliciter d’éveiller, de manière un peu brutale peut-être, ses compatriotes au sort horrible que l’industrie agroalimentaire réserve en général à son matériau brut, les animaux?

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