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Le garçon qui ne voulait pas couper ses cheveux

Il y a deux ans, Christian a vu une publicité présentée par une association de dons de cheveux pour enfants malades. Il avait six ans à l’époque. 

Intrigué, le petit Américain a posé des questions à sa mère qui lui a expliqué que cette association venait en aide aux enfants cancéreux qui perdaient leurs cheveux à cause de leurs traitements.

Le petit Christian a alors décidé qu'il laisserait pousser ses cheveux jusqu’à ce qu’ils soient assez longs pour être coupés et envoyés à l’association.

Deux ans de moqueries

Ça a duré deux ans. Et ça n’a pas été facile. On se moque facilement de nos jours d’un garçonnet aux cheveux longs. Souvenez-vous du petit René-Charles. Le rose s'oppose au bleu, les robes aux pantalons, les cheveux longs aux cheveux courts, même les talons hauts s'en mêlent : notre société aime les étiquettes, aime à quoi s’en tenir. Un garçon aux cheveux longs, même sans rose, sans robe et sans talons hauts, ça dérange, ça amène son lot de commentaires et de moqueries de la part des amis et des coups bas dans les cours de récréation de la part des autres.

Christian n’a pas fléchi. On pouvait bien se moquer de lui, tenter de le faire renoncer, il a refusé de couper ses cheveux, en expliquant chaque fois pourquoi il les laissait pousser.  

Au bout du compte, Christian, aujourd'hui âgé de 8 ans, a obtenu une longue tignasse blonde, que dis-je, dorée, soit quatre longues queues de cheval de 10 pouces. C'est sa mère, toute fière de lui, qui en a fait l'annonce sur sa page Facebook.

À tignasse donnée, on ne regarde pas la valeur, mais je crois que les cheveux de Christian vont faire un malheur sur le marché des perruques.  

Vers un défi "Cheveux longs"?

Et si on lançait un défi "Cheveux longs" pour tous les enfants du primaire? Au bout de deux ou trois ans, on couperait les cheveux des enfants, filles ou garçons, qui les auraient laissés pousser et on les enverrait pour en faire des perruques pour enfants. 

Ça sensibiliserait les jeunes à la réalité des enfants malades, la longueur des cheveux ne serait plus le symbole d’une différence sexuelle et les enfants malades auraient à leur disposition autant de cheveux naturels qu’il leur en faut, le temps de se rétablir.

Je lance l'idée.

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