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Une histoire de peur avec Airbnb

Le 4 juillet dernier, Jacob Lopez, un Américain de 19 ans, entre dans l'appartement qu'il a loué à Madrid, en Espagne, par l'entremise de la plateforme de location Airbnb.

Il est avec son hôtesse, qui lui avait donné rendez-vous à une station de métro de la ville avant de l'amener sur les lieux.

Une fois sur place, cette femme tente de l’embrasser, il refuse, elle le menace et lui dit d’enlever ses pantalons et de les lui remettre s’il ne veut pas qu’elle le jette à la rue, sans rien. Il s’exécute et son hôtesse l’enferme à clé.

Jacob l’entend ensuite farfouiller dans les tiroirs de la cuisine. Elle dit qu’elle veut avoir une relation sexuelle avec lui.

Il appelle sa mère à l'aide

Le jeune homme a peur. Il texte plusieurs messages à sa mère, qui se trouve loin de là, aux États-Unis, dans l’état du Massachusetts. Il lui décrit ce qui se passe et la supplie de l’aider, mais avant qu’il puisse envoyer l’adresse où il se trouve, son hôtesse coupe l’accès Internet.

Jacob croit que la femme est armée d’un couteau et il ignore si elle le laissera partir même s’il lui donne ce qu’elle veut .

Tuer ou être tué

Le jeune homme cherche autour de lui quelque chose qu’il pourrait utiliser pour la blesser et s’échapper. Il panique.

Je me suis dit que j’allais devoir la tuer, sinon elle allait me tuer, a déclaré Jacob par la suite. Des pensées que personne ne devrait jamais avoir ont commencé à venir dans mon esprit. Comment vas-tu pouvoir vivre avec toi-même le reste de ta vie en sachant que tu as tué quelqu’un? Mais si tu ne le fais pas, tu n’en auras pas, de vie. 

Jacob invente finalement une histoire selon laquelle il doit rencontrer des amis dans le quartier, que ces amis savent où il est et qu’ils vont venir le chercher ou appeler la police s’il ne va pas les rejoindre. Ce qui fait suffisamment peur à son hôtesse pour qu’elle le laisse partir au bout d'une longue nuit.

L'angoisse d'une mère

Pendant ce temps, inquiète, et on le serait à moins, la mère de Jacob a appelé Airbnb. Les employés ne veulent pas lui donner l’adresse où se trouve son fils ou même appeler la police. On lui donne plutôt le numéro de téléphone de la police de Madrid en lui disant de leur demander d’appeler la compagnie pour avoir l’adresse. 

Mais le numéro mène à un enregistrement en espagnol. La mère de Jacob rappelle alors plusieurs fois son contact Airbnb, mais tombe chaque fois directement sur une boîte de messagerie. Ce qui fait que personne ne se pointe cette nuit-là pour aider le jeune homme.

Qui dit vrai?

Jacob a par la suite déclaré que son hôtesse l’a sexuellement attaqué cette nuit-là. Cette femme qui, en fait, est une transsexuelle née homme, mais vivant comme une femme, nie les accusations du jeune homme. Elle affirme au contraire que leur relation sexuelle était consensuelle et traite Jacob de transphobe.

Si elle a raison et que Jacob a réellement inventé cette agression, on se demande bien pourquoi. Est-ce que la transphobie explique que l’on fasse une fausse déclaration à la police et aux médias?

Selon Airbnb, cette histoire est heureusement la seule situation du genre à s’être déroulée durant un week-end où 800 000 personnes ont vécu de par le monde chez un hôte ou hôtesse Airbnb, dont 70 000 en Espagne. 

LA règle de base

On rappelle que la règle de base dans ce genre d’échange de location veut qu’avant son départ l’invité remette obligatoirement l’adresse de sa destination à un proche qui la conservera dans un endroit facilement accessible. 

(source)

 

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