À l'opposé d'Astérix qui avait seulement peur que le ciel lui tombe sur la tête, il y a deux choses que je craignais à l'adolescence. La première, qu'une troisième guerre mondiale (et nucléaire) éclate entre les États-Unis et l'Union Soviétique et la seconde, que j'attrape le sida.

À l'époque, on entendait parler partout du VIH et du sida: à la télé, à la radio, dans les journaux, à l'école. Le mot était sur toutes les lèvres (celles du bas et celles du haut). Dans ma tête d'ado bouillonnant d'hormones, c'était pratiquement immanquable de choper le virus lorsqu'on avait une relation sexuelle non-protégée. Les nuits blanches que j'ai passées à me ronger les sangs, je vous dis pas.

Les temps ont bien changé. Aujourd'hui, grâce à la tri-thérapie qui permet à ceux atteint de la maladie de vivre de façon quasi-normale de longues années, on ne parle plus du sida. Et pourtant, selon les derniers chiffres de l'ONU, il y avait en 2011 34 millions de personnes qui vivaient avec le VIH dont 2,5 millions de nouvelles contaminations. 

Moi le sida

Fort de ses campagnes-chocs, l'organisme AIDES lançait cette semaine sa plus récente publicité. Par la voix du comédien Gaspard Proust, le sida raconte son quotidien, au Je. Empruntant le ton du mauvais ami qui ne nous lâche pas d'une semelle, la campagne publicitaire percutante nous rappelle qu'un vaccin et une cure n'ont pas encore été trouvés et que le sida est toujours là, insidieux et menaçant.

Parlons-en!

Commentaires