Êtes-vous atteint de nomophobie?

La nomophobie, une dependance au cellulaire

On se rassure, pas de crise de panique, il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie venue des contrées lointaines d’un petit pays exotique inconnu. On pourrait plutôt parler du nouveau mal du siècle: être accro à son cellulaire. Ils sont quasiment greffés à notre main tant ils nous sont utiles. Au point parfois de ne plus pouvoir nous en passer. Et ça porte un nom: la nomophobie.

De quessé la nomophobie?

Ce mot bizarre, voire amusant, désigne une névrose qui, elle, est sérieuse. Il s’agit de la peur d’être sans cellulaire. Il contient tellement de notre vie et répond à tant de nos besoins que certaines personnes finissent par développer un vrai manque, voire de l’anxiété, lorsqu’elles réalisent qu’elles n’ont pas leur cellulaire avec elles.


Il faut dire qu’on n’a plus besoin de carte, plus besoin d’annuaires (ni de mémoire! Qui prend la peine de se souvenir d’un numéro de téléphone aujourd’hui?), pas besoin d’un ordi non plus, Internet et les réseaux sont au bout de nos doigts…


Des chercheurs de l’Université de l’Iowa aux États-Unis ont effectué une étude dont les résultats ont servi à créer un questionnaire.


En répondant à des questions telles que Manquer de batterie vous stresse? Ou en core êtes-vous anxieux à l’idée de ne pas pouvoir consulter vos courriels? Puis en comptabilisant les points obtenus, on peut déterminer si oui ou non on est atteint de nomophobie et si oui à quel point est-on dépendant de notre cher cellulaire.
 La nomophobie, une mauvaise utilisation du cellulaire

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On décroche comment?

Selon les chercheurs, nous n’avons, la plupart du temps, pas conscience que nous faisons un mauvais usage de notre téléphone cellulaire. En langage clair, un mauvais usage veut dire qu’on l’utilise pour remplir des moments de vide. Vous êtes dans une file d’attente et vous sortez votre cell. Vous vous ennuyez dans le métro? Pas de soucis, vous dégainez le cell! C’est comme si on était persuadé qu’il faut être actif en permanence. Et c’est épuisant.
On se laisse déconcentrer à la moindre notification, on coupe une conversation réelle pour regarder un SMS, on stoppe une activité en famille quand on entend le signal d’un courriel… À chaque fois, le cellulaire module notre vie et nous déconnecte du monde réel.
On sait de plus en plus que consulter son cellulaire avant de dormir induit des troubles du sommeil.

Alors comment on décroche? Simplement en apprenant à gérer ses priorité chaque jour. On choisit de prendre du temps pour les personnes face à nous et on apprend à apprécier les moments vides.

La méditation et la sophrologie sont de bonnes options pour se détacher de son cellulaire. Et on peut pratiquer partout, y compris dans les transports.

 


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