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Mesdames, vous ronflez autant et aussi fort que messieurs!

Les femmes ronflent autant que les hommes

Aucune femme ne l’avouera jamais, mais oui nous ronflons! Le chat sort enfin du sac! Ce n’est pas un coming-out de ma part, mais bien une « découverte » des scientifiques israéliens (Il n’y aurait pas une envie de vengeance derrière cette idée de recherche?). Bon selon eux, nous n’assumerions pas du tout! le fait de ronfler. Franchement, vous auriez envie vous de vous vanter de faire un bruit de tronçonneuse, la bouche ouverte, la bave au coin de la bouche? Ben c’est ça! N’empêche, les scientifiques ont carrément publié une étude dans le Journal of Clinical Sleep Medicine: les femmes ronflent autant que les hommes, mais ne l'admettent pas.

Mauvaise foi

Alors qu’on a toujours nourri la légende du fléau masculin du ronflement, voilà que le professeur de l’université Ben-Gourion et pneumologue, Nimrod Maimon a tourné ses travaux sur le ronflement. Il a fait remplir un questionnaire à 1913 adultes, âgé en moyenne de 49 ans, ayant des troubles du sommeil, avant de les observer la nuit.

Et là! Grosse découverte! Les femmes sont de mauvaise foi! Apparemment, nous avons peu tendance à le déclarer et en plus, on sous-estime l’intensité de nos ronflements. 72 % des participantes avaient déclaré ronfler alors que dans les faits, elles étaient 88 %. Alors que les hommes surestimaient leurs ronflements. 

Intensité, même combat

Il semble que le genre sexuel n’ait aucune influence sur le son qu’on émet puisque le pic d’intensité des ronflements atteignaient 51,7 décibels pour les hommes contre 50 décibels chez les femmes, ce qui équivaut apparemment au bruit d’un sèche-cheveu. (Ha quand même!) 

L'apnée du sommeil chez les femmes

Shutterstock

Attention vigilance requise

Généralement, ça n’est pas bien grave. Occasionnellement, il s’agit simplement d’un relâchement normal des muscles. Sauf que lorsqu’ils sont fréquents et forts, ça peut cacher un problème plus sérieux. Ne pas assumer ou sous-estimer son ronflement peut, en effet, mener à un sous-diagnostic d’apnée du sommeil dont les symptômes sont des arrêts respiratoires pendant le sommeil (jusqu’à 30 secondes!) au moins cinq fois par heure. Et ça a des conséquences sérieuses sur la santé. L’apnée du sommeillent déclencher des somnolences en plein jour, des problèmes d’humeur, de mémoire, de concentration, mais aussi exacerber les troubles cardiaques, les problèmes de diabète, d’hypertension et d’obésité. Or, comme les femmes sous-estiment leurs ronflements, elles sont à risque d’être sous-diagnostiquées, donc de ne pas être prises en charge…

Alors les filles, on assume nos bruits de moteur et surtout on surveille notre santé!