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Démystifier le zéro déchet: 4 définitions pour mieux comprendre

Feuille dans un vase

Depuis que j’ai adopté un mode de vie zéro déchet en 2013, je me rends compte que l’image qui se dégage de ces deux petits mots “zéro” et “déchet” en rebute plus d’un. Et avec raison! Que ce soit parce que ces mots nous donnent l’impression qu’on doit atteindre la perfection du zéro déchet instantanément, parce que les alternatives proposées semblent irréalistes dans notre quotidien ou parce que toutes les informations en lien avec ce mouvement sont si nombreuses qu’on s’y perd: plusieurs obstacles se présentent et repoussent plusieurs d’entre nous.

Je vais donc essayer, une p’tite patente à la fois, de démystifier le zéro déchet pour vous, parce qu’au fond, ce n’est pas du tout sorcier!

Et quoi de mieux pour comprendre quelque chose que de commencer par un petit lexique et quelques explications!

 

Le mode de vie zéro déchet

Ici, je vous propose ma propre définition de ce mode de vie qui me passionne depuis plusieurs années, mais c’est certain que chaque personne qui adopte cette façon de vivre pourrait ajouter son grain de sel!

“Adopter un mode de vie zéro déchet, c’est tendre vers des habitudes qui permettent de réduire au maximum les déchets qui se retrouvent dans nos poubelles en particulier, et les déchets que notre consommation produit en général, dans le cadre de nos limites personnelles et de notre contexte de vie.”

Donc l’idée, c’est simplement de faire de son mieux pour tendre vers ce mode de vie. Pas d’être parfait. Pas de faire une compétition du “qui a la plus petite poubelle”. Juste. Faire de son mieux!

 

Les 4R

Même si le mouvement zéro déchet n’impose pas de règlements stricts (à chacun son mode de vie zéro déchet!), il propose tout de même une marche à suivre pour mieux l’approcher! Voici donc la procédure des 4R que je vous propose et qui est inspirée des 5R de Bea Johnson.

  • Refuser ce dont on n’a pas besoin (donc, éviter la surconsommation)

Exemples: les produits à usage unique comme la vaisselle jetable, les sacs d’épicerie jetables, les emballages inutiles, les pailles, etc.

  • Réduire ce dont on a besoin (donc, consommer moins).

Exemples: les vêtements, les produits électroniques, le gaspillage alimentaire, etc.

  • Réutiliser ce que nous avons déjà (soit à la maison ou sur le marché de l’usagé) et opter pour des objets réutilisables du quotidien.

Quelques exemples d’objets du quotidien qui s’achètent usagés: les produits électroniques, les électroménagers, les vêtements, la vaisselle, les livres, etc.

Quelques exemples d’objets qu’il est possible d’avoir en version réutilisable: les produits menstruels, les tampons démaquillants, les sacs à sandwichs et à collation, etc.

  • Recycler et composter

Pour le recyclage, on parle vraiment des emballages et des imprimés comme les cartons de lait, les cannes de conserve, le papier, le carton, etc.

Pour le compost, on parle des matières organiques comme les restants de table, les résidus de fruits et de légumes, les mouchoirs (oui oui!), le papier brun, etc.

Le principe important à retenir derrière ces 4R est l’ordre de priorité. C’est-à-dire que ce qui est en haut de la liste a un meilleur impact environnemental que ce qui est en bas. On priorise le haut et on garde en dernier recours le bas. C’est aussi simple que ça! 

 

L’achat en vrac

Vous voyez les jolis pots de verre remplis d’aliments qui imagent souvent le mode de vie zéro déchet? Et bien c’est parce qu’un des trucs bien connus pour tendre vers ce mode de vie est d’acheter des produits sans emballage afin d’éviter les déchets qu’ils produisent. Pour ce faire, il suffit d’amener nos propres contenants afin de les remplir chez les commerçants qui permettent ce genre de pratique.

 

Le marketing vert ou Greenwashing

Bien sûr, lorsqu’un mouvement prend de l’ampleur, les entreprises cherchent à surfer la vague de celui-ci pour… vous vendre plus de produits. Ce qui, vous le comprendrez bien, est très loin de l’objectif du zéro déchet.

Voici donc quelques mots utilisés dans le marketing qui ne signifient strictement rien puisqu’ils ne sont pas réglementés: “vert”, “naturel”, “écolo”, “biodégradable[1]” et “zéro déchet”. Les entreprises peuvent donc les utiliser autant qu’elles le veulent sans même lever le bout du doigt pour faire un effort environnemental. À noter que ça ne veut pas dire que toutes les entreprises qui les utilisent mentent, mais une petite vérification s’impose simplement pour valider les efforts mis en place pour avoir des pratiques plus écoresponsables.

Comment éviter le marketing vert? Deux trucs:

  1. Posez des questions! Appeler l’entreprise. Allez à leur rencontre si c’est possible. Et si vous n’obtenez pas de réponse, il est fort possible que les méthodes de production vous déplaisent. Une entreprise qui met en place des pratiques écoresponsables est en mesure de bien les présenter et bien les expliquer.
  2. Fiez-vous à votre gros bon sens. Soyez critique. À force de s’informer, notre instinct se développe et notre “bullshitomètre” devient de plus en plus efficace.

 

Voilà! Les bases sont maintenant bien installées pour mieux comprendre le fameux mouvement zéro déchet!

 


[1] À terme, tout est biodégradable, la question, c’est en combien de temps. Et petite note: le plastique biodégradable ne se biodégrade pas plus vite que le plastique régulier.