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Souffrez-vous «d'encombrement»?

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À la télévision, sur le Web, dans les conversations au bureau, le désencombrement est partout.  Popularisé par Marie Kondo ce phénomène a pris de l’ampleur dans les dernières années. Certains en sont de grands adeptes, d’autres aspirent à le faire et d’autres n’ont aucune idée de ce que ça mange en hiver. 

Le désencombrement, contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas ranger les choses même si ce dernier peut être fort aidant pour un milieu de vie plus zen ! Désencombrer, c’est sortir des choses de la maison afin d’avoir moins d’objets à ranger. C’est faire le ménage certes, mais plutôt que simplement placer les choses où elles vont, on se débarrasse de ce qui ne sert plus.

En médecine, on utilise le terme désencombrement pour signifier l’expulsion d’un pathogène du corps. C’est un peu comme ça que je perçois le désencombrement : c’est faire sortir ce qui gêne, dérange, alourdi notre vie. 

C’est faire sortir ce qui encombre.

 

Désencombrer, un processus

Désencombrer ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un processus qui se fait à long terme. Accepter que ce processus prenne du temps et y aller par étape, permet de rendre le changement permanent dans notre vie et de le vivre de façon plus harmonieuse.

Souvent, cela débute par une fatigue de voir notre espace encombré.  La surcharge dans notre environnement nous pèse de plus en plus et le déclic se fait : « je dois me départir de ce qui est de trop. »  

Notre demeure devrait être un endroit où il fait bon vivre, qui nous permet de relâcher le stress et non d’en vivre plus. Dans le même sens, notre espace de travail devrait nous donner un sentiment d’efficacité, de productivité et de bien-être. Ce n’est bien souvent pas le cas. 

Prendre conscience de l’effet qu’ont les objets accumulés sur notre vie est une excellente façon de débuter le désencombrement. Fatigue, stress, anxiété, baisse de concentration, productivité plus faible et moins bon sommeil sont quelques exemples de l’effet de l’encombrement sur notre cerveau.

En contrepartie, il suffit de se retrouver dans une pièce épurée pour en ressentir immédiatement les bienfaits.

 

Se mettre en action

Nathan Fertig / Unsplash

Maintenant que nous avons pris conscience qu’il est temps de passer à l’action, il est important de se trouver un but précis.  Ce but permet d’ancrer notre décision et d’initier ce mouvement, concrètement, dans notre vie. Chacun a un but différent. Ce peut être de passer moins de temps à faire le ménage, à ranger ou à chercher un objet. Ce peut aussi venir d’un désir d’avoir une vie simple ou plus saine. Ce peut être d’ordre financier ou tout simplement le projet de vivre dans un endroit plus petit.

Mettre par écrit ce but et le mettre à la vue afin de ne pas l’oublier est un facteur de réussite dans ce processus.  Ainsi, quand le découragement nous gagne, relire ce but redonne l’énergie et la motivation pour continuer. Et nous empêche de réencombrer !

Après avoir rédigé ce petit mémo pour soi-même, nous pouvons commencer à désencombrer les espaces qui nous semblent les plus problématiques. 

 

L’encombrement c’est personnel

La tolérance à l’encombrement est personnelle à chacun.  Ce qui est encombré pour une personne peut ne pas l’être pour une autre. Certains diront qu’un lit avec plusieurs oreillers est encombré, d’autres diront qu’il est décoré. Pour les uns, l’encombrement c’est lorsque des objets sont inutilisés régulièrement, pour les autres, l’encombrement, c’est lorsque l’on ne voit plus une surface. 

Allez-y avec vos critères personnels ! Et mettez-vous à la besogne afin d’arriver à avoir un espace de vie qui réponde à ces critères.

Donnez ou vendez ce qui peut avoir une nouvelle vie. Jetez ce qui doit être jeté. Cela inclut de s’en débarrasser dans la poubelle, au recyclage et au compost. Et finalement, gardez ce qui sert vraiment et qui est important pour vous. Cela devrait correspondre à la plus petite partie des objets.

Mais n’oubliez pas qu’il s’agit d’un processus personnel. Chacun a son histoire, ses valeurs, ses défis, sa réalité et donc, chacun a aussi son rythme et ses besoins. Ainsi, peut-être que pour vous, se départir de 20 % des objets sera bien suffisant alors que votre ami en éliminera 70 %. Dans les deux cas, ce sera très bien !  

L’important est de se rappeler que le désencombrement ce n’est pas ranger les choses, mais bien s’en départir afin de se sentir plus léger. 

 

Besoin d’inspiration ou d’un défi ?

deborah cortelazzi / Unsplash

Pour s’inspirer, nous pouvons suivre les conseils de Marie-Ève Laforte qui propose 20 items dont on peut se débarrasser tout de suite dans la maison ou participer à un défi Minsgame, un jeu d’une durée de 1 mois qui consiste à se désencombrer d’objets selon le principe de jour 1 on sort 1 objet, jour 2, on sort 2 objets, etc.

Et pourquoi pas, le faire en groupe avec des amis, la famille ou avec le groupe d’entraide de Effet PH

À plusieurs, c’est tellement plus motivant !

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